Moncef Marzougui est un homme sans foi ni loi capable de vendre la Tunisie pour assouvir sa soif du pouvoir

Alors que la Tunisie ne s’est pas encore dotée d’une constitution à même de définir le statut pénal du président et la juridiction compétente pour le juger, le président d’opérette, petit Néron en herbe, girouette pathologique, et bouffon du Palais, Moncef Marzougui qui n’a pourtant aucune légitimité de quelque nature que ce soit pris par des accès  de fièvre mégalomaniaque veut-lui même choisir la juridiction qui  peut le destituer.
Ignorant ou feignant d’ignorer  que ce type de juridiction, en l’occurrence le tribunal constitutionnel qu’il réclame pour prononcer sa révocation est incompétent dans le cas d’espèce d’une part et d’autre part, il oublie qu’une telle juridiction procède de la constitution, mettant ainsi la charrue devant les boeufs.
Faudrait-il déjà que la loi fondamentale le fondant soit inscrite à l’ordre du jour de l’.A.N.C.  qui elle-même ne peut se prévaloir difficilement d’une quelconque légitimité et dont les travaux sont forclos depuis le 23 octobre 2012.
Déconnecté de sa propre réalité et vivant sur son nuage présidentiel, il s’est enfermé dans sa bulle psychotique où tout s’entremêle et se confond dans sa tête.  Lui le pantin de Rached Ghannouchi, il se croit encore plus Louis XIV que Luois XIV lui-même, Etat, loi, justice à la fois.  Président aux 7000 voix, il avait réussi l’impensable en élisant domicile au Palais de Bourguiba, l’homme auquel il voue une haine viscérale à cause du vécu collaborationniste de son père, goumier patenté, prenant ainsi une revanche inouïe sur le sort qui avait frappé son père d’indignité nationale,
Même dans ses rêves les plus fous il n’aurait jamais rêvé qu’il allait jouer au guignol ubuesque présidentiel mais touché par la grâce ghannouchienne il est passé du stade de figurant au stade d’amuseur suprême de la galerie tunisienne.
Comme ses délires narcissiques n’ont pas de limites, il ose des fulgurances farfelues et abracadabresques  qui laisseraient coi Adolph Hitler en personne, il veut une justice  qui sied à son auguste personnage digne des romans d’Alfred Jarry.
Il réclame à qui veut bien l’entendre un tribunal constitutionnel pour juger et sanctionner les actes de cet illustre bouffon. Alors que dans son cas de criminel multirécidiviste, il doit répondre devant une juridiction spéciale, une justice du peuple  pour ses  atteintes multiples à la souveraineté nationale et à l’unité nationale, la mise en péril de la sécurité intérieure, les actes de délation, sa collaboration avec des puissances étrangères tierces, le discrédit jeté sur l’image du pays, corruption.  De même que les grâces abusives en contrepartie d’avantages pécuniaires, complicité de terrorisme, son implication dans les filières djihadistes, complicité active dans l’agression terroriste d’un pays tiers en l’occurrence la Syrie, menaces de mort.  Ce n’est certainement pas les chefs d’accusations qui manqueraient le mettre hors d’état de nuire et  justifier sa destitution sans délai et sa traduction devant une juridiction  spéciale ou militaire. et   veut aussi  il confond soit par ignorance soit par perversité juridique tribunal constitutionnel et haute cour de justice.
Il doit savoir à moins qu’il ne le sache pas déjà que la juridiction  constitutionnelle est censée censurer la loi et protéger l’application de la constitution n’a pas vocation à juger le président et les ministres pour des délits et crimes commis pendant l’exercice de leurs fonctions contrairement à la deuxième seule compétente pour les sanctionner pénalement.
En tout état de cause, ni la haute cour de justice, à supposer qu’elle soit toujours en vigueur en Tunisie et dont la saisine incombe à la seule autorité du président de la république mais dans le seul cas de ses ministres et non pas le président au-dessus des lois, ni le tribunal constitutionnel dont ce n’est pas le rôle ne sont en mesure de s’occuper de son cas du fait de l’abrogation de la constitution tunisienne de 1959.
Une justice aux ordres du président comme autant de Bourguiba et Ben Ali, tel est le sens politique de son message.
Le fantasque Moncef Marzougui se verrait bien président à vie et dont le mandat ne prendrait fin que par la seule volonté d’Allah, en attendant il n’a rien à craindre de ces deux juridictions en l’absence de lois organiques les instituant, par conséquent il est à l’abri d’éventuelles poursuites pénales dont il pourrait éventuellement faire l’objet.
Pour l’instant en dehors de la rue tunisienne pour le déloger du Palais de  Carthage et lui faire perdre les immunités exorbitantes dont il bénéficie afin qu’il redevienne un justiciable de droit commun, il n’existe pas de juridiction compétente pour le juger de ses crimes et méfaits en dehors de la Cour de la sûreté de l’Etat aux termes de l’article 2 de la loi du 1er avril 1970 n°70-10, atteintes.
Si jamais si ce zélateur pathétique du Qatar auprès duquel il monnaye ses talents d’agent de renseignements devra un jour répondre de ses actes criminels énumérés ci-dessus, ce ne sera en aucun cas devant le tribunal constitutionnel, seule une haute cour de justice dans une nouvelle version, indépendante du pouvoir politique et composée de magistrats professionnels est compétente pour le juger.
Ni Bourguiba, ni Ben Ali, ni les plus grands tyrans de l’histoire n’ont eu cette outrecuidance politique pour choisir la juridiction compétente susceptible de mettre fin à leurs fonctions, Moncef Marzougui a osé le faire.Les tunisiens croyaient avoir tourné la page du pouvoir despotique unipersonnel retombent sans le vouloir dans leurs travers passés, ce qui laisse augurer un avenir des plus sombres et inquiétants.Au moins le président intérimaire a la franchise de dévoiler son appétit démesuré pour le trône de Carthage. Avec lui c’est désormais : aucune juridiction n’est à la mesure de ma personne. Une justice taillé sur mesure pour lui et rendue en son nom.Un despote de droit absolu vient de naître en Tunisie, un souverain qui ne reconnaît aucune autre justice que la sienne.

La Tunisie enlisée dans la plus grave politique de son histoire peut s’enorgueillir d’avoir innové en matière de gouvernance politique, elle s’est dotée d’un président-roi qui élit lui-même son propre juridiction et choisit ses propres juges comme si cela pourrait ètre le cas avec le tribunal constitutionnel dont une partie des membres est nommés par le président de la république.

Ceci étant le délirant psychotique Moncef Marzougui qui veut s’en remettre à la seule compétence dudit tribunal dont le champ de compétence est de vérifier la constitutionnalité des lois et des règlements pour le « virer » , révoquer est le terme d’usage, lui et ses ministres ne doit pas manquer de nous interpeller sur ses véritables intentions de mettre à mal la séparation des pouvoirs en Tunisie.

Un tel mélange de genres n’est pas aussi innocent qu’il en a l’air.Une telle déclaration ne peut que jeter le touble dans l’esprit des consitutionnalistes et des politologues. En effet, il est inhabituel qu’un président de la république de surcroît très temporaire s’arroge le droit de choisir lui-même la juridiction compétente pour sa destitution.
Mépris total pour la vox populi et la justice de son pays.A moins que ses facultés mentales ne soient pas aussi altérées que cela et qu’il cherche par ce biais un moyen pour échapper aux fourches caudines de la justice tunisienne pour haute trahison. Les chefs d’accusation n’en manquent pas, corruption, crimes en bande organisée en ce qui concerne la création de réseaux terroristes et de prostitution de mineures pour la Syrie, faits de proxénétisme aggravé et de collaboration avec des pays tiers, atteintes à la souveraineté nationale, complicité active et passive dans le meurtre de Chokri Belaïd, enrichissement illicite, grâces présidentielles accordées moyennant contreparties financières,  dénonciations calomnieuses, menaces de mort réitérées proférées à l’égard des laïcs.Autant de crimes et délits qui relèvent justement du domaine de compétence d’une Haute Cour de Justice Spéciale ad hoc indépendante afin qu’une vraie justice soit rendue au nom du peuple tunisien, moqué et spolié par ce Roi Ubu des caniveaux de la trahison, du mélange des genres et de la collaboration.

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