M’Barka Brahmi la clone de Mahrzia Labidi du Front Populaire

 

Comment peut-on être femme intégriste  musulmane et fière d’arborer le voile de l’indignité humaine , progressiste et patriote quand on sait deux valeurs sont absolument incompatibles avec son signe ostentatoire de ralliement à une idéologie liberticide, inégalitaire, despotique  et ultra-réactionnaire ?

Toute femme voilée est par définition celle qui prétend appliquer à la lettre les prescrits de sa foi islamique ultra-machiste et ultra-misogyne, reniant volontairement ou involontairement sa propre humanité pour se confiner au statut de la chose  propriété de droit divin  du mâle désigné comme étant  son Hobereau . C’est aussi le refus conscient ou inconscient de s’émanciper et d’accomplir tout acte de résilience susceptible de la  libérer de sa condition d’esclave doublement soumise à la toute-puissance de l’homme pour devenir maîtresse de son propre destin humain.

Etre femme voilée c’est d’abord une manifestation de son état d’enferment mental, ensuite de centration sur soi et enfin une manifestation de troubles existentiels et psychiques,  la peur de soi et l’allégeance à un ordre social castrateur et humiliant pour les femmes. Cette femme devenue suite au lâche assassinat de son mari l’égérie des forces prétendument progressistes en Tunisie est un contre-modèle pour les femmes tunisiennes qui luttent pour l’égalité absolue des droits  avec les hommes notamment en matière d’héritage, de liberté de mariage avec un conjoint non-musulman et de voyage avec leurs enfants mineurs.

Avec son voile elle témoigne incontestablement de sa parfaite adhésion à des lois naturelles reléguant les femmes à l’éternel statut de majeure non-émancipée. Dépourvue de toute forme de raison et de discernement. En se voilant, elle accepte de rester dans l’ombre de l’homme sans pouvoir un jour s’en affranchir. Quelle image donne-t-elle de la femme tunisienne ? De cette femme que Bourguiba a voulu libérer des poids des traditions dont il a voulu faire le visage ouvert, épanoui, vivant et éclatant de la nouvelle Tunisie.  Inconsciente qu’avec son voile elle viole les droits des femmes dont elle se veut une digne représentante dans le nouveau Parlement tunisien alors qu’elle que son voile trahit son engagement politique pro-féministe de même qu’elle marque son appartenance aux forces obscurantistes wahhabo-islamiste.

A  moins qu’elle ne connaisse pas la portée politique de la symbolique du voile, ce dont il est permis de douter.  Elle doit savoir qu’un symbole traduit, rappelle, évoque, une signification ou une représentation.  Comment peut-elle affirmer qu’elle est femme de gauche tout en donnant d’elle une image signifiant son assujettissement à des valeurs lourdes de sens sociétalement, socialement et idéologiquement. Elle ne peut pas nier que son voile  n’a aucun fondement coranique qu’il serait plutôt de nature politique et sectaire symptomatique d’intolérance, de repli sur soi identitaire, et  de rejet des valeurs universalistes et des droits fondamentaux censés être les oeuvres de l’Occident mécréant.

Son voile est comme les panneaux du code de la route il ne peut être sujet à une interprétation personnelle et accommodante pour voiler la perception qui peut en être faite et le sens qui laisse apparaître.

Etre de gauche ne signifie pas se livrer à l’exhibitionnisme prosélyte. Etre de gauche c’est une rupture totale avec les clichés et les préjugés qui entravent les hommes dans leur quête du progrès.  On ne peut pas être de gauche avec un choix de code vestimentaire qui marque délibérément le choix idéologique qui fait de la religion la seule loi à laquelle sont tenus les fidèles tout au long de leur vie personnelle, familiale, sexuelle, quotidienne,  sociale, politique, économique, environnementale, cultuelle et culturelle.

L’islam est un système idéologique totalitaire, Etat, monde et culte,  qui ne laisse aucune marge de manoeuvre à ses fidèles pour leur permettre de concilier les valeurs de l’islam avec d’autres valeurs exogènes alors qu’il s veut un modèle parfait non pas pour ses propres fidèles mais pour l’humanité tout entière.  Le fait même que cette femme se donne des apparences de femme musulmane rétrograde et archaïque est en contradiction totale avec l’idéal de gauche dont la finalité première est de donner à la femme les moyens de sa dignité et de son émancipation.  Elle ne peut pas  prétendre qu’avec un tel accoutrement qu’elle milite par exemple en faveur de la cause de la femme et de leur droit à disposer pleinement de leur corps . Si elle-même est incapable de faire tomber le masque de l’infamie infligée aux femmes musulmanes quel message aura-t-elle à leur faire passer ?  Elle doit savoir qu’en politique les vrais messages ne sont pas des simples paroles lénifiantes et enjolivantes  ce sont des actes forts façon  feu Habib Bourguiba bravant les interdits religieux et les traditions castratrices et oppressantes. Elle en est encore à des années-lumière.  Qu’elle brise les chaînes elle-même de son état de femme aliénée et endoctrinée par les propagateurs du virus wahhabo-islamiste en Tunisie.

Elle doit savoir que le verset 24 : 31 n’impose aucunement le port du voile à la femme en lui faisant obligation rituelle de se couvrir la tête et cacher ses cheveux de la vue d’un homme.  Etre de femme de gauche c’est ne pas suivre comme une brebis les pseudos bergers qui polluent les chaînes de télévision de la propagande wahhabite à l’origine de l’explosion du port du voile en Tunisie.

Etre de gauche est une philosophie de la vie, une vision du monde et une manière d’être incompatibles avec l’idéal de vie musulman.  Deux systèmes de pensée antinomiques et inconciliables. Soit on est de gauche et auquel cas on le démontre sans ambiguïté et ni équivoque soit on est musulman et l’on jette aux orties les valeurs non-essentialistes qui risquent d’éloigner les musulmans de la voie de l’islam. Un musulman est celui qui emprunte l’autoroute à contre-sens comment peut-elle dans ce cas-là conduire simultanément dans le sens de la marche avant ?

Peut-être que la lecture de l’Abécédaire de Gilles Deleuze sur ce qu’est être de gauche  va l’y aider elle et ses mentors politiques du Front populiste  qui sont perdus eux-mêmes  dans la jungle du bolchevisme néo-stalinien, du baathisme et du panarabisme qui rêvent aussi d’une oumma pour tous les camarades à la façon de l’islam  pour tous ses fidèles et dont elle est devenue aujourd’hui une sorte de trait d’union, un pont entre l’islam et la démocratie populaire qu’il faudrait plutôt qualifier de populiste et d’utopiste.

Etre de gauche comme le rappelle à juste titre Gilles Deleuze n’est pas une marque de pensée idéologique gravée sur le front à la façon musulmane :  « Celui qui est de gauche perçoit différemment de celui qui se déclare à droite. Ce dernier en effet part de lui-même comme idée de la gauche, dit qu’il est dans une situation qui lui est profitable, ou bien il souhaiterait qu’elle le soit plus, et à partir de cette Ainsi, celui qui est de gauche perçoit différemment de celui qui se déclare à droite. Ce dernier en effet part de lui-mêmperception de soi, il s’intéresse à ce qui l’entoure, avec l’objectif de trouver de quoi répondre à ses attentes. La conception de l’homme de gauche est inverse. Il voit d’abord l’ensemble, ce qui fonctionne peut-être, mais surtout ce que sont les injustices criantes qui environnent le monde. Il est décidé à ce que les choses changent, peut-être s’engagera-t-il, ou non, mais individuellement il vit dans ce sens-là. Etre de gauche, c’est ainsi percevoir d’abord l’autre pour le ramener ensuite à soi. »

 

Cette veuve dont la seule légitimité est d’avoir perdu son mari inconnu du bataillon jusqu’à son assassinat et qui avait toutefois profité lui aussi des largesses du pauvre peuple tunisien au même titre que ses congénères de l’A.N.C. devrait avoir la décence de  se garder de revendiquer  un héritage discutable et peu reluisant. L’a-t-on vu  à Siliana partagée la douleur des famille des victimes de la répression sanglante d’Ennahdha ?  L’a-t-on vu apporter confort et soutien moral aux  familles des soldats et des policiers tunisiens qui sont les vrais  martyrs de la nation tunisienne ?  L’a-t-on vu dans les sit-in du Bardo pour réclamer la dissolution de l’A.N.C. ? L’a-t-on vu dans le cortège funéraire de Chokri Belaïd  ? A-t-elle appelé à la destitution du fou de Carthage ? A-t-elle organisé une campagne de soutien aux familles des victimes de Ben Ali et des amis de Mahrzia Labidi sa soeur musulmane  ? Où est-elle passée pendant que les tunisiens souffraient et souffrent encore le martyre ?

Il ne suffit pas d’être veuve d’un homme politique et être élue dans un fauteuil grâce à son fonds de commerce émotionnel et clanique qui avait lui-même raté le rendez-vous de l’histoire pour exiger des tunisiens ce qu’elle ne leur a pas accordé elle-même. Maintenant elle est très chichement payée pour la perte de son défunt mari. Elue du peuple sans aucun état de service.

Avec Mahrzia, Sihem, Soumaya, M’Braka, et toutes ces femmes voilées qui ont honte d’elles-mêmes et violeuses de la condition féminine la Tunisie va tout droit vers le monde des ténèbres.

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