L’islam n’est pas un marqueur génétique

On est jamais les ex d’une religion quand on a pas choisi de la professer.

La religion n’est ni un marqueur génétique dont on ne peut se défaire ni une nationalité ni un facteur déterminant dans les relations humaines. Les hommes ne doivent pas être définis selon leurs groupes d’appartenance à une communauté censée partager les mêmes croyances les reliant à des forces supra ou surnaturelles et par conséquent l’exclusion, la mise à l’écart, le bannissement de ceux qui n’y croient pas ou qui les abjurent.

On  ne naît pas avec des pré attaches à tel ou tel ensemble  de croyances, on naît avec l’identité  juridique des parents, dotés de 23 paires de chromosomes dont aucune n’est identifiée en  tant religion et le résultat de 4 recombinaisons de patrimoine génétiques différents. Elle a beau ne pas être déterminante dans la construction biologique et juridique de la personne humaine, et ne pas en avoir n’est pas une tare génétique, elle apparaît malgré tout cela comme la sève de la vie, le véritable cordon ombilical qui relie les hommes à une force invisible, omnisciente, au-dessus de la mêlée qui serait la vraie créatrice de la vie. Chez pourquoi chez les musulmans, c’est Allah qui comble de sa grâce les parents en leur donnant un enfant qui n’est jamais le fruit de l’amour il est la chose d’Allah. Sa propriété à l’image des parents. Un enfant d’esclave est un bien qui revient de plein droit aux maîtres de ses parents. Allah a le droit de la vie et de la mort sur la vie de ses créatures auxquelles il ne leur laisse aucune possibilité de recouvrer leur dignité sous peine de lui payer un tribut au prix de leur propre vie.

De toutes les religions quelles qu’elles soient l’homme ne naît pas libre dans l’islam. Il est marqué du fer rouge de l’esclavage l’identifiant comme la propriété inaliénable d’Allah ad vitam aeternam  pour lui-même et sa descendance.  Le poids de la religion est tel que les pseudos valeurs morales, l’insensé, le subjectif, l’irraisonné et l’aléas deviennent une vérité absolue et on force de loi essentialiste et la science et le juridique sont à jeter aux orties. Pire encore un sacrilège attentatoire aux dogmes du sacré.  Ce qui est le fruit du hasard est essentiel et ce qui est relève de la certitude, vérifiable, quantifiable, identifiable, diagnosticable,  quant au caractère biologique des individus par exemple est impie.  A des années-lumière de la citation de Montesquieu : « Je suis homme nécessairement et ne suis français que par hasard »

Autant apostasier sa foi que de de mettre en cause le prédéterminsme qui est le moteur de la religion musulmane elle-même. C’est douter de la puissance d’Allah, la remettre en question et conférer à l’homme le pouvoir de casser son oeuvre. une notion.

On multiplie les verrous et renforce le pouvoir de tutelle d’Allah sur ses créatures. On fait de la religion et son corollaire le sacré, où seuls les interdits sont permis,  le sens de la vie sans quoi l’homme périclite et se meurt.  Cet état de servitude de l’homme vs-à-vis d’une nature supérieure, en quoi l’est-elle explicitement et rationnellement puisque c’est l’homme lui-même qui la dote d’attributs suprématistes,  qu’on appelle divine et de lui rendre un culte selon Cicéron (De inventione II, 53).

L’identité biologique qui est censé constituer un socle commun au genre humain se retrouve reléguée au profit des valeurs qui portent en elles les germes du racisme.  L’homme lui-même a creusé sa propre tombe en créant le concept de religion qui serait un idéal de vie commun à toute l’humanité et comme par hasard aux dépens des femmes et des enfants comme c’est le cas dans le monde dit musulman.

En croyant faire couler les hommes dans un même moule  comme a tenté de le faire le nazisme, une religion païenne,les religions et tout particulièrement l’islam n’ont fait que précipiter l’humanité à sa perte en nourrissant les préjugés et les peurs de ce qui est différent de soi et les fantasmes du complot. Définir les individus sur la base des critères religieux revient à les classifier, les hiérarchiser, les diviser et les opposer les uns aux autres.

Comme si la religion devenait une source de mérite sous-entendant une prééminence des unes par rapport aux autres et conférant à ses membres des qualités intrinsèques propres.  Les hommes naissent sur une terre où ils n’ont pas été élus par une quelconque force prétendument supérieure pour y naître.  Ils ne sont pas issus d’une religion ils sont originaires d’un pays même s’ils n’ont pas choisi d’y voir le jour témoin de leurs premiers sourires et leurs premières larmes

Cessons de définir les gens par rapport à leur appartenance  religieuse ou supposée telle, ni à leur faciès à la façon de Sarkozy, ni leurs patronymes. On peut aussi se prénommer Mohamed sans être musulman et Marc sans être pour autant chrétien. Des prénoms qui ne sont pas nés avec l’avènement de ces religions.

Qui d’entre nous a choisi de naître dans environnement religieux  bien défini ? Le fait pour moi d’être né dans une famille dite musulmane, comme si elle était le produit de cette religion, ne fait pas de moi pour autant un musulman devenu ex par la suite. Je ne peux pas renier ce que je n’ai jamais choisi comme c’est mon cas. Mes parents eux-mêmes  auraient-ils opté par exempte pour l’islam  si on leur avait laissé le choix et surtout si on leur avait laissé la faculté d’exercer leur libre-arbitre ?  Personne leur avait demandé leur avis pourquoi devrais-je assumer un choix imposé et contraignant négateur de l’expression de leur volonté propre.  Quel crédit pourra-t-on donner à un choix qui n’est pas le sien ? Si mes parents sont illettrés, loin d’être le cas des miens, et donc dépourvus d’esprit critique et d’outils de questionnements sur le sens de l’existence pourquoi dois-je forcément les suivre aveuglement sous prétexte que je dois préserver leur héritage ? Si leur héritage est lourd à porter et qui ne correspond en rien à ma vision du monde et ma philosophie humaniste suis-je en droit d’y renoncer ? Musulman je ne l’ai jamais été car je n’ai jamais exprimé la moindre allégeance à cette religion à l’âge adulte ni lui avoir témoigné de la moindre ferveur ou avoir manifesté un quelconque acte d’appartenance à cette religion au cours de mon enfance en termes de pratiques cultuelles même si cela n’a aucun sens. Un enfant est une machine à reproduire les programmes qu’on lui enseigne. J’ai eu de la chance d’avoir échappé à ce supplice sans pour autant avoir mauvaise conscience vis-à-vis de mes parents.

Le respect des parents ne s’évalue pas à l’aune de leur dévotion pour telle ou telle religion. Ce n’est parce que les parents ont été des Témoins de Jéhovah ce n’est pour autant que leurs enfants le deviennent à l’âge adulte.  Il n’y a pas pire déni de liberté de conscience que de vouloir culpabiliser les êtres humains qui rompent la chaîne d’appartenance au système de croyance de leurs parents.  Quand des parents n’ont rien fait pour ôter le carcan de la religion leurs enfants n’ont pas à emprunter leur voie. Si un esclave n’a pas brisé les chaînes nul n’est en droit de reprocher à son fils de les avoir rompues. 

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