Charlie Hebdo ou l’impossible dissolution de l’islam dans la république

Article du 29 septembre 2012

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Que les leurs frères djihadistes  tuent, massacrent, kidnappent, terrorisent, décapitent, posent des bombes dans les gares, à bord des trains et des avions, dans les salles de spectacles, commettent des crimes contre la paix et contre l’humanité cela indiffère les musulmans et les laisse de marbre pour finir par ressembler eux-mêmes à cette météorite noire objet de leur vénération, mais dès qu’il s’agit des publications humoristiques représentant leur ignominieux et infâme idole, plus Allah qu’Allah et plus faux prophète que tous les gourous que la terre ait jamais comptés, ils se transforment en volcan en éruption déversant des coulées de laves gigantesques dont ils sont les premiers à en faire les frais.

Mettre en péril sa propre vie et la paix et la sécurité dans le monde pour des caricatures en dit long sur leur état de souffrance psychique ce qui les rend susceptibles et impulsifs tendance suicidaire et nihiliste, leur incapacité à assumer leur humanité.

En quoi est-ce un sacrilège, un acte iconoclaste qui ne fait pourtant l’objet d’aucune interdiction dans le Coran,  de représenter Mahomet alors que leurs frères ennemis chiites le portraiturent comme bon leur semble et ses miniatures se vendent comme des petits pains et qui trônent dans les musées comme celui des Arts turcs et islamiques d’Istanbul ?   Muhammad au visage voilé ; l’ange Gabriel se tient derrière lui. Miniature extraite de la version illustrée de la chronique Zubdet el-tevarikh réalisée au XVIe siècle pour le sultan ottoman Murad III (détail)

De quel droit les musulmans veulent faire de cette règle abscons une loi  opposable aux non-musulmans ? Quel crédit historique et théologique donne-t-on à un hadith rapporté des dizaines d’années après sa mort au prétexte « qu’au dernier jour, celui de la Résurrection et du Jugement dernier, celui qui se sera risqué à représenter des êtres vivants sera sommé par Dieu d’insuffler la vie à ces formes ; et comme il se mon­trera bien sûr incapable de relever le défi, il sera, pour l’éternité sans doute, la risée universelle; »http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/16/peut-representer-prophete-mahomet-257141

Qu’elle fasse loi pour eux mais pas pour les autres. Qu’ils caricaturent ceux qui dessinent leur idole abjecte sous des traits qui ne sont pas de leur goût mais pas de réagir avec une violence inouïe qui est plutôt symptomatique de leur haine de l’autre et de leur intolérance pathologique.

Les musulmans ont-ils peur de l’humour qui est la manifestation première de la liberté d’expression si tel est le cas, ils n’ont rien à faire  en terre de liberté et qu’ils aillent profiter des bienfaits de leur Goulag.  Le respect des lois de leur pays d’accueil doit être la contre-partie de leur bénéfice des aides sociales.

Caricaturer ou portraiturer le prophète autoproclamé qui n’a jamais été un saint homme et encore moins un sain d’esprit n’est ni un délit, ni un crime, elle est un droit inaliénable  dans les limites de l’ordre républicain, mais sur-réagir avec une telle violence et vouloir appliquer la loi de Talion est une violation criminelle des lois républicaines.Capture d'écran de la publication du «Point» sur sa page Facebook, qui lui a valu 72h de suspension de compte.

L’outrecuidance dont les musulmans radicaux  et pas seulement eux font preuve est autrement plus inquiétante quant à l’avenir sombre qui se profile dans l’horizon des démocraties occidentales. On peut très bien imaginer demain un maire de confession musulmane ou même pas, dans une commune où vit une forte minorité musulmane prendre un arrêté municipal pour interdire la vente sur le territoire de sa commune d’un livre qualifié d’anti-islam au motif qu’il est susceptible de provoquer des troubles d’ordre public parce qu’il est attentatoire à l’honneur de ses administrés musulmans qui sont surtout son fonds de commerce électoral. Ce qui met à nue les limites du droit de vote dans les élections locales accordé aux étrangers non-communautaires.

Evidemment qu’un tel arrêté relève de l’utopie mais rien n’est à exclure pour autant. Quand bien même Charlie Hebdo aurait gaffé, il revient à la justice de qualifier pénalement cette éventuelle offense à l honneur de Mahomet.

Nul n’est au-dessus des lois, comme nul n’est censé ignorer la loi pour quelque motif que ce soit, surtout quand on veut se prévaloir du sacré pour interdire la liberté d’expression.

Quand on vit dans un Etat de droit et que l’on ne manque une occasion pour revendiquer sa liberté de religion, il faut savoir que la contrepartie est le respect total et absolu de l’ordre républicain.

De la même façon que la liberté de religion est inscrite comme la liberté en lettres d’or dans la Charte Universelles des Droits de l’Homme et du Citoyen considérée pourtant comme incompatibles aux préceptes coraniques, les musulmans doivent savoir que la liberté d’expression l’est aussi, et sinon plus du fait de son universalisme et rationalisme. Elle n’est pas un purgatoire de la vie et oppressante comme la religion ni ne cherche à les aliéner, elle est libératrice et constitue un facteur fondamental d’enrichissement humain et de rapprochement entre les hommes.

La religion divise les hommes et crée un gouffre d’incompréhension et nourrit les rivalités exacerbées entre eux, la liberté d’expression transcende les clivages et les barrières linguistiques, culturelles et ethniques, elle est un langage véritablement universel.

La religion est pour la liberté, ce que la mort est pour la vie. Contrairement aux assertions des croyants, il n’y a pas plus sacré que la liberté dans toute ses formes et ses reliefs. Qu’est ce qu’il y a de plus cher à l’homme et lui rendre la dignité de sa liberté si ce n’est que briser les chaînes de sa prison mentale dans laquelle l’enferme la religion ?

Ce n’est pas par hasard que les pays de la théocratie musulmane répriment la liberté d’expression de peur qu’elle ne sert de révélateur à la nature liberticide de la religion. On réprime la liberté pour mieux dominer l’esprit des gens et maintenir sur eux cette chape de plomb qui obstruent leur voie sur le chemin de la dignité.

Un système de croyance ne peut fonctionner et prospérer que sur le sentiment de comptabilité et de rédemption, aussi pour se maintenir et se développer, il ne peut se résoudre à l’existence d’un système réfléchi et raisonné démystifiant son imposture.

C’est pourquoi, la religion censure et prohibe la liberté, jugée comme un sacrilège, car elle donne aux croyants les outils qui leur permettent d’ôter son carcan.

2 réflexions sur “ Charlie Hebdo ou l’impossible dissolution de l’islam dans la république ”

  1. L’intelligence se nourrit également de l’humour; si nul n’est censé ignorer la loi, là, à l’impossible nul n’est tenu!

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  2. De quel droit les musulmans veulent faire de cette règle abscons une loi imposable aux non-musulmans ? Je ne m’étais jamais arrêté sur cette aspect des choses, vous avez parfaitement raison les règles religieuse ne sont imposable qu’aux croyants. Mais je sais une chose, ce sont les imans qui outrepasse leur pouvoir en montant les croyants contre mécréants.

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