S’il y a un péril migratoire, c’est la faute à la politique suicidaire des gouvernements occidentaux

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Je ne défends pas ces êtres venus d’ailleurs, perçus comme des intrus,  des violeurs en puissance, des pique-assiettes qu’on n’attendait pas mais qui sont là et dont la présence agace et horripile une bonne partie de l’opinion publique et objet de tous les préjugés fondés ou pas.

Les uns les appellent migrants les autres réfugiés ce qui juridiquement n’a pas le même sens, peu importe ce qu’ils sont comment on-ils fait pour être là et qui les a laissé entrer ? Et une autre question que personne ne pose ou se pose ces êtres venus de cet ailleurs-qui-nous-veut-du-mal n’étaient pas là avant.

Ils avaient bien un chez eux où ils menaient une vie paisible, tout ce qu’il y a de plus normale. travailleurs, étudiants ou chômeurs, n’avaient guère le projet de prendre un jour le chemin de l’exil contre leur gré. Loin des remous qu’ils suscitent chez nous aujourd’hui et demandons-nous qu’est ce qu’il les à fait sortir de chez eux parfois au péril de leur vie ?

Avant que nos gouvernants aillent faire la guerre à leurs Etats pour les faire tomber dans l’escarcelle de leurs alliés turcs et wahhabites personne n’entendait parler d’eux.

Les mêmes qui crient aux loups à leur vue étaient ailleurs quand Bush Jr et après lui Sarkozy, Obama. Cameron et Hollande avaient mis le feu chez eux ont-ils pensé un seul instant aux dommages collatéraux de leurs pyromanes qu’ils avaient laissé faire en toute impunité démocratique et pour qui ils s’apprêteraient à nouveau pour leur témoigner de leur confiance dans cette politique suicidaire pour eux-mêmes et pour ces peuples qu’ils accusent de tous les maux de la terre ?

Ces pompiers de la dernière heure qui veulent éteindre le feu après qu’il ait tout réduit en cendres se plaignent surtout de leur propre impuissance et indifférence de ne pas à avoir agi en amont des problèmes et s’inquiéter du sort de ces peuples.

Avant les guerres en Afghanistan, Irak. Syrie, Libye, la chute de Ben Ali il n’y avait pas cette explosion exponentielle des flux de populations venues de cet ailleurs- qui-les-hante tant. Comme on a jamais mesuré les effets d’aubaine de ces flux pour les mouvances terroristes et les migrants clandestins algériens, marocains, tunisiens et africains.

Il ne suffit pas de faire tomber les « despotes » et faire passer leur chute pour des révolutions à des fins de communication politique sans avoir  mesuré au préalable les conséquences désastreuses sur la sécurité de ses citoyens n’est-ce pas M. Sarkozy ?

Ce n’est pas en faisant d’eux des bouc-émissaires que l’on va régler le problème des vagues migratoires qui continueront à venir se fracasser sur les côtes européennes, il faudrait agir sur nos gouvernants et les obliger de cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures de leurs pays.

Aider à rétablir la paix chez eux afin qu’ils puissent regagner leurs foyers. Ils sont aussi victimes comme nous des calculs sordides et morbides géo-stratégiques, géopolitiques géo-énergétiques.

Nous sommes autant responsables que nos dirigeants pyromanes

2 réflexions sur “ S’il y a un péril migratoire, c’est la faute à la politique suicidaire des gouvernements occidentaux ”

  1. Nos dirigeants ont une part de responsabilité notable, tout comme nous- mêmes qui les avons amené au pouvoir, n’oublions jamais combien la démocratie est à double tranchant en Occident (quand les nazis sont parvenus au pouvoir, mais pas sans avoir occupé la rue et intimidé d’abord) en Orient (quand il s’essaya à ce même périlleux exercice du suffrage comme en Algérie lorsque le FIS se retrouvait au portes du pouvoir et plus récemment en Égypte, en Tunisie ).
    Nous avons, nous,occidentaux ouvert des boîtes de Pandore au nom d’un délirant « Nouvel Ordre Mondial » qui n’a fait que produire un nouveau chaos.
    Mais nous avions auparavant élu démocratiquement ceux qui on entraîné notre monde dans cette dangereuse expédition. George Orwell à raison dans le jugement sans appel qu’il porte sur les peuples.
    Malgré ces fautes que nous répétons comme si nous n’avions toujours rien appris, il va nous falloir encore combattre pour assurer, comme Athènes face à la menace perse, notre survie.

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