Si Daech avait réussi dans son entreprise califienne ils auraient été des centaines de millions à lui faire allégeance

Si  la France était musulmane, elle serait encore présente dans  ses anciennes colonies comme les Arabes en Afrique du Nord au point que les habitants se sentent plus arabes que leurs colonisateurs !

Elle a beau avoir joué la carte de l’islam et de l’arabisme, c’était peine perdue. Elle n’appartient pas à l’Oumma islamique comme les deux autres colonisateurs les Turcs et les Arabes  pour qu’elle puisse s’enraciner dans leur paysage et être acceptée comme si elle était une bénédiction d’Allah pour ce peuple sans mémoire historique et à  l’identité culturelle voilée, niée, occultée et violée.

Qu’importe si sa présence coloniale de quelques décennies semble leur avoir beaucoup apporté sur tous les plans, culture, institutions politiques, éducation, santé publique, transport,  sociale, santé publique, juridique, réseaux ferrées, téléphone, etc. Mais elle n’est pas musulmane pour être être des leurs, comme c’était le cas avec la présence turque pendant 4 siècles qui était venue se  greffer sur celle des Arabes ininterrompue depuis 14 siècles.  

Coloniser c’est aliéner les peuples tombés sous la domination de ses nouveaux maîtres qui avaient tout intérêt à les maintenir dans un état d’ignorance et d’obscurantisme en se  Pour s’attirer la sympathie et l’adhésion de ces peuples en proie au tribalisme, au clanisme, à l’obscurantisme, au fanatisme, à l’ignorance et au charlatanisme, il lui fallait jouer la carte de la séduction de l’arabo-islamisme.  Ainsi, elle n’avait pas lésiné sur les moyens pour favoriser l’arabisation et se faire passer pour l’amie de l’islam pour s’en servir à des fins de propagande coloniale. On lui doit l’explosion des mausolées et des mouvements maraboutiques pour renforcer son influence sur les autochtones tels que les Mourides au Sénégal au point qu’elle s’était trouvée affublée du titre peu honorable de bâtisseuse de mosquées.

De même qu’au Maghreb avec la prolifération des confréries religieuses qui étaient aussi le fonds de commerce des Turcs et que feu Habib Bourguiba avait éradiquées en Tunisie mais qui font aujourd-hui un retour en force.

En tout état de cause et en dépit de ses apports considérables dans tous les domaines et sa politique islamophile  en encensant la splendeur islamique pour flatter l’ego frustré des masses nord-africaines fanatiques et incultes, n’hésitant pas à jouer le rôle de vecteur de l’arabisation aux dépens de la culture Amazigh, tout cela ne lui a guère permis de s’implanter durablement dans la région du fait de son caractère non-musulman.

En effet, les peuples musulmans ne se soulèvent pratiquement jamais contre les puissances musulmanes colonisatrices. Il suffit d’observer l’attitude des Nord-africains qui s’accommodent parfaitement de la domination arabe  aux apports négatifs et qui constituent un réel frein dans leur développement humain.

Nonobstant le génocide et la tragédie écologique dont les arabes s’étaient rendus coupables au XI e siècle décrits contre toute logique historique par les historiens locaux à la notable exception d’Ibn Khaldun  comme étant des épopées alors qu’ils devraient être classés au chapitre des plus grands crimes contre l’humanité.

14 siècles de despotisme barbare, liberticide, ethnocide et « culticide » sans jamais susciter le moindre soulèvement de la part de la population nord-africaine, hormis les Rifiens au Maroc et les Kabyles et les Mozabites en Algérie.   

Malgré le bilan désastreux  de la colonisation arabo-musulmane comparé à celui de la France qui a servi de novateur civilisationnel, les dominions nord-africains  peuples nord-africains témoignent d’un attachement inconditionnel à leur appartenance à la culture moyenâgeuse et rétrograde de leurs maîtres arabes dont ils se veulent les dignes héritiers comme si les arabes étaient des autochtones.

Dans toute l’histoire universelle, jamais un peuple dominé n’a été aussi loin dans son processus d’identification accompagné d’un rejet de soi tel le peuple nord-africain. 

Même s’ils n turco-arabe, les nord-africains ont toujours le regard tourné vers l’Orient et éprouvent un fort complexe à l’égard de leurs anciens maîtres au point qu’ils sont obsédés par leur retour au pouvoir en se faisant leurs alliés les plus zélés pour la ré-instauration de leur domination sur la région  au péril de la souveraineté nationale à l’image des nostalgiques islamistes obsédés par la renaissance du Califat islamique dont ils seront pourtant des sujets de seconde zone. Mais peu importe le statut tant que le maître est ravi de la fidélité de son esclave. Sans les sociétés civiles occidentalisées locales, il y a de fortes chances que leur projet ait fini par voir le jour et faire de nouveau tomber les nord-africains dans l’escarcelle turco-wahhabite.

Les musulmans se proclament  d’abord comme fidèles à leur religion avant d’être nationalistes ou citoyens d’un pays. Ils n’ont de loyauté que pour leur religion. Le sentiment religieux prime sur le sentiment national puisque l’islam l’islam se veut une nation commune pour tous les musulmans, une oumma.

C’est au nom de sa religion que l’on se bat et que l’on doit oeuvrer pour chasser les infidèles de chez soi. On ne défend pas sa terre, on défend sa foi.  C’est elle qui était le moteur de la guerre de l’indépendance de l’Algérie. Et c’est toujours en son nom que l’on châtie ceux qui l’auraient blasphémé  tel que le carnage de Charlie Hebdo qui a coûté la vie à 12 personnes, quand bien même le délit de blasphème est aboli en France.  

On peut parfaitement imaginer que les auteurs dudit attentat n’auraient pas eu un tel recours à la violence terroriste si leurs propres pays étaient caricaturés.  

En toute évidence, le sentiment d’appartenance religieuse prévaut sur l’identité nationale.

 Etre musulman est  un lien de rattachement à la communauté musulmane, appelée oumma, qui transcende les frontières nationales et prohibe toute notion de citoyenneté et d’identité-nationales. Quand bien même il est citoyen d’un pays non-musulman il se considère d’abord musulman et national de ce pays par commodité administrative. Si demain on leur propose de choisir entre une « nationalité » musulmane et la leur ils choisiront majoritairement la première pour témoigner de leur attachement indéfectible à l’islam. 

Malgré les divisions et les conflits armés qui minent le monde musulman, premier foyer de troubles dans le monde, les musulmans rêvent tous de leur Oumma fantasmagorique comme antidote à leurs maux et garante de leur unité et la renaissance de leur prétendue splendeur passée. 

Partout où ils sont ils sont portés par l’utopie de retrouver leur Arche perdue, Le devenir de leurs pays n’est pas leur préoccupation première ils ne vivent que par et pour l’islam. Il y a fort à parier que si l’Etat Islamique aurait réussi sa folle entreprise de fédérer les musulmans sous la bannière du Califat ils seraient des centaines de millions à lui faire allégeance et déchirer leurs passeports en guise de témoignage de leur renonciation à leurs nationalités d’origine.

Le sentiment oummien prévaut sur le sentiment d’appartenance nationale.

Leur seul cordon ombilical avec l’islam et s’ils le perdent ils ont peur de renouer leur état antérieur à leur islamisation.

Les Pakistanais ne le sont que par la religion, ils n’ont plus l’islam ils  redeviennent hindous. Peut-être que le même raisonnement peut prévaloir pour tous les autres peuples ?

 

 

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