Quand on est un apostat de l’islam on ne prône pas le pas d’amalgame

Quand on est apostat de l’islam et qu’on le proclame sans cesse dans ses vidéos à qui veut bien l’entendre, on ne se fait pas l’avocat du diable musulman et on ne défend pas la thèse de l’islam défiguré par l’islamisme.

Pour une question de clarté et de cohérence, on ne doit laisser subsister aucune ambiguïté sur sa rupture totale avec cette idéologie mortifère. Comme si quelque part il avait la nostalgie de l’islam qui était le sien à une certaine époque de sa vie et qui lui était supportable et qu’il ne l’aurait pas apostasié s’il n’était pas devenu une arme de conquête de pouvoir.

Cet apostat semble ignorer que l’islam lui-même ne distingue pas le temporel de l’intemporel et qu’il est foi et loi, religion, Etat et monde.

Quant à l’islamisme dans lequel il ne se reconnaît pas, il n’est rien d’autre que cet islam essentialiste que Mahomet a fixé comme feuille de route aux musulmans.

Les islamistes ne défigurent pas l’islam, ils œuvrent à restaurer le Califat musulman, garant de l’unité des musulmans et de la régénérescence de l’islam.

Un retour à l’islam des sources avec une stricte application des préceptes coraniques et de la Sunna mahométane n’est justement pas attentatoire aux dogmes musulmans et encore moins une violation de sa loi censée régir tous les domaines de la vie des musulmans. Tout est strictement codifié, ne laissant absolument aucune liberté de manœuvre aux croyants dans l’accomplissement des simples actes de la vie, y compris les besoins naturels et les relations sexuelles.

On ne peut pas être musulman et vivre dans le refus de l’islamisme. Autant  abjurer l’islam.

Tout musulman revendiqué est un islamiste qui s’ignore.

Alléguer que l’islamisme n’est pas l’islam, c’est comme si l’on cherche à séparer les deux faces d’un même miroir. Il se nourrit de l’islam. Sans l’islam il n’y a pas d’islamisme et sans l’islamisme, l’islam n’est plus l’islam. Et le message mahométan aurait perdu son sens et sa substance.

L’islamisme est le moteur même de l’islam et son carburant.

Mahomet n’a pas créé une croyance, il a créé une idéologie politique où tout s’emmêle et se confond où plutôt que de s’engager sur des promesses terrestres irréalistes et irréalisables, il s’est engagé dans la voie des promesses qui exaltent les bas instincts du bédouin arabe.

Qu’ils soient  islamistes, musulmans voire chiites, ils ne sont des kouffars de l’islam. Leurs divergences ne sont pas si profondes entre eux quand bien même ils sont les premiers à se tuer entre eux. Mais il n’y a pas d’islam sans l’odeur du sang. Le prophète du carnage – comme il s’est défini lui-même – ne saurait laisser en héritage aux siens que l’amour du sang humain. Tous ces compagnons ont tous connu une fin tragique.

Les tueries et les divisions sont inscrites dans l’ADN musulman.

Il n’y a qu’un seul islam pour tous les musulmans de toutes les obédiences. Ils respectent les mêmes articles de foi, vénèrent le même prophète,  et ce sont les mêmes qui sortent dans la rue pour crier leur haine du non-musulman ou leur colère contre les caricatures de Mahomet.

Ils s’amalgament parfaitement entre eux pour la défense de l’islam. Ils n’ont pas besoin d’un avocat pour plaider leur cause et appeler à ce que l’on fasse preuve de discernement entre eux.

Les islamistes ont le mérite de ne pas louvoyer avec leurs dogmes et ne trichent pas dans leurs rapports à l’islam, à la différence de ceux affublés du masque de la modération et qui avancent à visage masqué.

Car ces mêmes musulmans sont toujours les premiers à voter pour leurs frères islamistes en Tunisie et au Maroc et autrefois en Algérie.

Ces pseudo-musulmans modérés sont surtout des tartuffes-nés. Ils sont aussi dangereux que les islamistes. Après tout, ils professent leur haine des non-musulmans pendant leurs prières quotidiennes.

En cherchant à faire passer les musulmans pour un modèle de non-violence, les idiots utiles de l’islam, dont certains ex-musulmans, font preuve d’une imprudence coupable si ce n’est de complicité objective.

À se demander s’ils ne sont pas, eux-mêmes, la troisième branche de la trilogie islam, islamisme et faux apostats.

Quand on a été soi-même un ex-musulman déclaré, on doit savoir mieux que quiconque que l’islam ne se décline pas à toutes les couleurs et n’est pas modulable en fonction des besoins de chacun, spirituels et politiques.

L’islam n’est pas foi et l’islamisme n’est pas loi. Il est tout à la fois.

C’est pourquoi toute tentative de définition de l’islamisme en tant qu’utopie politique détournant l’islam de son champ cultuel et spirituel est une vue de l’esprit, une mauvaise foi manifeste, une ineptie sémantique et une tromperie sur la marchandise.

Mahomet était lui-même chef de guerre, chef religieux et chef d’État et quand on se réclame de lui, on ne peut faire le tri entre les trois sphères.

Tout musulman qui se prétend dans la voie de l’islam ne peut restreindre ses rapports à un seul champ. Il doit rester fidèle à son engagement mahométan dans son intégralité et appliquer scrupuleusement les préceptes coraniques.

L’islam n’est pas une simple croyance que l’on se borne à pratiquer dans un espace privé sans débordement sur le lieu public.

Il est de mode aujourd’hui de seriner que l’islam et l’islamisme sont deux entités indépendantes l’une de l’autre et que les musulmans sont blancs comme neige et les islamistes sont des méchants loups.

Il est certes vrai que tous les musulmans ne sont pas tous des islamistes mais seulement en apparence.

En effet, en vérité ils le sont tous, d’une part ils sont soumis aux mêmes dogmes et gouvernés par les mêmes lois, avec les mêmes interdits et des buts communs, propager l’islam, le martyr sur le sentier d’Allah et le combat des non-musulmans, et d’autre part tous les musulmans, quels qu’ils soient, feront toujours passer Allah et Mahomet au-dessus de leur conjoncture terrestre.

Ils n’ont que faire de leur patrie ; ils doivent tous œuvrer pour la construction de leur funeste oumma.

Le musulman inoffensif d’aujourd’hui est une bombe à retardement demain si les circonstances l’obligent.

Nourris tous à la même culture du mépris deleur propre vie et celle de l’autre.

Guidés par les mêmes principes destructeurs, il ne peut y avoir un musulman mu par la paix et un autre mu par la guerre.

Dès le lendemain de la mort du fondateur de cette idéologie totalitaire, expansionniste et ultra-violente, les musulmans ont toujours fait le choix de la passion mortifère pour régler leurs différends plutôt que celle de la raison.

Le schisme et les divisions sont consubstantiels à l’islam. Chiites, sunnites modérés ou radicaux sont les enfants de l’islam. Islamistes et musulmans ne sont que des frères siamois reliés au même organe vital qui est l’islam.

Pour combattre l’islamisme, il faut combattre l’islam. Et ceux des musulmans qui mènent la guerre à leurs frères en Syrie et en Irak ne manqueront pas un jour de retourner les armes contre les mécréants qui les soutiennent.

Si l’islam ne pose pas lui-même des frontières entre le sacré et le profane, il est absolument ubuesque d’établir un distinguo entre le musulman qui vit sa foi et l’islam qui l’affiche comme un trophée de guerre et qui s’active à l’imposer par la force de sa foi en la loi de l’islam.

<strong>Salem Benammar</strong>

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