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Tunisie : Nida Tounes faire-valoir de l’organisation terroriste d’Ennahdha ?

Ennahdha a laissé gagner la partie à Nida Tounes pour mieux revenir et de ne plus jamais repartir

Plus de 100 militaires et policiers tunisiens tués par les soldats d’Allah depuis le simulacre électoral du 23 octobre 2011 qui vaut au petit Caton de Jendoubi d’être ministre aujourd’hui pour ses fidèles et loyaux services à Ghannouchi, il faut encore combien de morts, des milliers, des centaines de milliers pour que les tunisiens établissent enfin un lien de causalité entre l’islamisation à marche forcée de leur société initiée et orchestrée par Ennahdha plus que jamais maîtresse du pouvoir et toutes ces victimes de la déferlante islamo-terroriste.
Sont-ils capables pour une fois de se poser les bonnes questions pourquoi en dehors de l’épisode de l’attentat commis par Ben Ali contre les membres de l’état-major des armées, jamais dans toute l’histoire de la Tunisie au cours des 60 dernières années aucun membre des forces de l’ordre, ni de la garde nationale ni de l’armée n’a été la cible d’une agression terroriste ?
Pourquoi depuis que l’islam a fait son retour en force dans le pays, il ne passe plus un jour sans que ceux qui sont les gardiens de la sécurité du pays payent à chaque fois de leur propre vie ?
Quand il aura fini par écoeurer et démoraliser les troupes et faire sauter ainsi le dernier verrou sécuritaire du pays il aura toute la latitude par la suite de régler leurs comptes aux laïques et toutes les forces de progrès du pays à la grande joie d’Ennahdha qui n’a jamais été vaincue par les urnes contrairement à ce que croient les tunisiens hostiles à cette organisation terroriste.
En effet en confiant leur destin politique et sécuritaire à Nida Tounes, les tunisiens étaient convaincus d’avoir fini avec le cauchemar islamiste et épargner ainsi à leur pays les années de braise algériennes mais ne savaient pas que ce mouvement n’était en réalité qu’un faire-valoir, un attrape-nigauds, un pion avancé sur l’échiquier machiavélique par la vraie maîtresse du jeu politique du pays.
Ennahdha sait que le temps joue pour elle et que Nida Tounes est un château de sable qui finira par s’écrouler au moindre courant d’air et qu’il ne survivra pas à son fondateur. Sa défaite électorale n’a rien d’une défaite à proprement parler, c’est une défaite stratégique, de répit, c’est reculer pour mieux revenir et de ne plus jamais repartir. Elle se doit se préserver elle-même contre le chaos qui se fait de plus en plus menaçant. Consciente qu’elle n’est pas suffisamment prête pour endiguer les flots de la montée de la colère violente due à l’état de la paupérisation galopante du pays, elle a fait semblant de se retirer de la scène tout en exerçant à la fois un pouvoir de nuisance et endosser des habits légalistes tout en continuant à prospérer sur cette misère qui est son atout majeur dans les futures échéances électorales. Ennahdha veut absolument regagner par les urnes ce qu’elle aurait perdu par les urnes. Elle sait qu’elle a tout à gagner par la voie électorale que par la violence qui est la seule à lui conférer une légitimité qui puisse lui permettre de jeter les bases définitives d’un régime théocratique à l’iranienne. Pour l’instant elle e veut pas gâcher sa posture d’être seul recours, l’alternative demain la plus crédible à l’échec inévitable de Nida Tounes. .
Retorse, rusée, fourbe et prestidigitatrice, ayant plus d’un tour dans son sac, elle s’est servie de cette pseudo bataille des urnes comme un leurre pour appâter les tunisiens pour ne pas apparaître à leurs yeux comme étant la responsable de leur tragédie
Habile manoeuvrière, elle a fait semblant de laisser gagner la partie à l’adversaire en l’occurrence Nida Tounes pour sortir elle-même de ses innombrables faux-pas politiques.

Nida Tounes n’a jamais fait mystère d’une coalition avec Ennahdha

Je tiens tout d’abord à adresser les remerciements à  mon ami Nabil Maghraoui pour sa grande lucidité intellectuelle et le courrier pertinent  dont il vient de se fendre à l’adresse de Khémaïs Ksila une girouette notoire, versatile et instable, se vendant au plus offrant devenu grâce à ses talents de fayot membre éminent du bureau exécutif de Nida Tounes.
Ce triste sieur, serviteur de ses maîtres et idiot-utile a au moins le mérite d’annoncer la couleur aux électeurs de Nida sur le bon usage que ce mouvement fera de leurs bulletins de vote. En effet, cet homme à la servilité légendaire qui se laisse aller au gré de ses intérêts politiques a déclaré sans ambiguïté  sur sur les ondes de Jawhara FM le 11/10/2014 n’exclut pas une coalition entre Nida Tounes et  Ennahdha sous forme d’un gouvernement d’unité nationale en cas de victoire de son mouvement aux prochaines législatives tunisiennes. C’est comme si le Gouvernement  de De Gaulle à la Libération avait tendu la main à la Milice pro nazie.

Les tunisiens qui rêvent de reconstruire leur pays avec des vrais patriotes et des hommes politiques cohérents et responsables vont être servis avec ce mouvement prêt à tout y compris s’allier avec le diable en personne, en l’occurrence les traîtres et les terroristes d’Ennahdha impliqués dans les assassinats politiques et les représentants des forces de l’ordre du pays.

Il me fait penser à Maya l’abeille du parti de cette autre girouette notoire, le dénommé Haj Chabi, cet homme qui avait passé un pacte avec le diable Ghannouchi en 2007 lors d’un pèlerinage commun à la Mecque, le haut lieu de la barbarie humaine, qui appelait à un consensus avec la Troïka.

La Tunisie ne doit compter que sur son propre peuple, s’il veut, il peut. Mais c’est une toute autre histoire et les doutes restent permis quant à la réelle volonté de ce peuple de prendre son destin en main.
Cet homme insignifiant, guignolesque qui a mangé à tous les râteliers, ex godillot de Ben Ali,  se voit déjà comptable des voix de ceux qui voteraient pour son mouvement, avec lui on passera ainsi du triumvirat Ennahdha-Ettakatol-Cpr au binôme Nida Tounes-Ennahdha qui ne sera pas certainement pas du goût des électeurs demain de son mouvement mus majoritairement par la même motivation : tourner définitivement la page d’Ennahdha.

Avec des tels politicards, irresponsables, velléitaires, qui ne reculent devant rien pour satisfaire leurs ambitions personnelles démesurées et pour qui la fin justifie les moyens quitte à provoquer un séisme politique néfaste pour les fondements de la démocratie, la politique est un cocktail détonant, un salmigondis, un embrouillamini, un fatras d’ingrédients aux propriétés incompatibles et antinomiques, c’est que si l’on mariait la carpe et le lapin. Un cocktail des plus explosifs et mortels et qui finira par achever  le pays miné  métastasé par un cancer au stade terminal.

Les électeurs ont besoin de visibilité et de lisibilité politiques, de clarté dans leur paysage politique, ils ne votent pas pour que les ennemis ou rivaux d’hier deviennent des alliés à la sortie des urnes, leur choix est essentiellement politique. Ils ne votent pas pour Nida qui conclure un projet de gouvernement avec Ennnahdha par exemple, ils votent pour le premier nommé parce qu’ils présentent à leurs yeux une alternative crédible à la politique calamiteuse de cette dernière et son projet de société ultra-réactionnaire et régressif nonobstant les hypothèques qu’elle fait planer sur la souveraineté nationale.  Il ne s’agit pas pour eux de donner un blanc-seing à Nida qui n’est pas propriétaire de leurs voix afin qu’il fasse renter Ennahdha par la fenêtre là où ses électeurs l’avaient sortie par la porte.  Un élu ne peut pas réhabiliter ce que ce que ses électeurs sanctionnent.

Le respect de la volonté des électeurs est une règle sacrée qui interdit toute manoeuvre susceptible de dénaturer leur choix politique.  Un vote dévoyé aujourd’hui sera le vote-sanction plus tard.

Ce moussaillon qui se rêve en capitaine doit revoir ses fondamentaux quant au sens premier du vote qui n’est pas un mandat pour la vie et confère des droits exorbitant au mandataire-élu.

En tant qu’expression majeure de la volonté populaire, il ne peut être sujet à des tentatives de politique politicienne de détournement à des fins autres que celles définies par le contrat social qui lie les électeurs et les élus.  S’il n’a pas lu le Contrat Social de J.J. Rousseau ce serait plus que jamais l’occasion pour lui de s’y mettre afin qu’il comprenne s’il a la lucidité nécessaire qu’en démocratie nul n’est maître de la volonté de ses électeurs «  Les députés du peuple ne ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. » (Contrat Social, Livre III, CH.)

On ne construit pas une démocratie par le viol de la volonté du peuple ni par des alliances contre-nature qui finiront par éloigner les électeurs des urnes et ouvrir un grand boulevard aux partis fascistes qui savent mieux que quiconque surfer sur le désarroi et le découragement des électeurs.