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Je connais des pauvres qui ne sont pas si pauvres que cela

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Je connais des pauvres, parents isolés en France, mariés et salariés dans leurs pays d’origine.
Je connais des pauvres propriétaires-bailleurs dans leurs pays d’origine tandis que les pauvres français si par extraordinaire ils sont propriétaires de leurs toits, souvent en très mauvais état, ils n’ont pas le droit à l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS).
Je connais des pauvres des cités-ghettos se gavant des gains tirés de l’économie souterraine.
Je connais des pauvres qu se déclarent séparés ou divorcent même afin de pouvoir bénéficier chacun de son côté le RSA qui est plus avantageux quand il est versé séparément ou permettre à l’un d’eux de profiter de l’allocation de parent isolé. Séparés le jour et mariés la nuit comme on dit dans les Antilles françaises.
Je connais des pauvres qui font capoter leurs projets de réinsertion professionnelle pour ne pas perdre les avantages de leurs conditions de pauvres.
Je connais des pauvres au RSA ou ASS qui s’adonnent au travail au noir.
Je connais des pauvres qui fument deux parquets de clopes par jour.
Je connais des pauvres qui sifflent une bouteille de pastis tous les jours.
Je connais des pauvres qui s achètent deux camionnettes par an.
Je connais des pauvres qui sont équipés de téléviseurs écran-plat et d’ordinateurs haut de gamme.
Je connais des pauvres qui ont des iPad et des iPhone dernier cri.
Je connais des pauvres qui s’habillent en Nike et Adidas et se chaussent en Thumberland, Geox et Méphisto.
Je connais des pauvres qui s’offrent des piercings à des prix de ouf.
Je connais des pauvres qui roulent en grosses cylindrées.
Je connais des pauvres qui se payent des vacances en France et dans leurs bleds.
Je connais des pauvres qui prennent l’avion plusieurs fois par an pour les fêtes du calendrier musulman.
Je connais des pauvres qui dépensent sans compter dans les jeux de la FDJ et au tiercé.
Je connais des pauvres qui traînent toute la journée dans les bistrots.
Je connais des pauvres qui ne se privent pas pour l’alcool et qui font la queue à la soupe populaire.
Je connais des pauvres installés dans le confort de la pauvreté
Je connais des pauvres qui ne font rien pour s en sortir et des pauvres salariés qui triment pour leur survie.
Je connais des pauvres qui n’ont pas le souci des fins de mois.
Qu’ est ce qu’être en France aujourd’hui où plus de 350 000 emplois ne sont pas pourvus ?

Difficile de l’être quand être pauvre n’est pas toujours synonymes de privations et de manques.

Difficile de s’en prévaloir quand un pauvre a un revenu cumulé en termes d’aides sociales diverses et variées supérieures à celui d’un smicard.
Difficile de comptabiliser dans les statistiques de pauvreté des individus qui vivent des minimas sociaux toute leur vie durant et qui payent des loyers de 15 € mensuels  déduction faite de l’allocation de logement.