Archives du mot-clé Arabie Saoudite

La Tunisie était au bord du gouffre et Mehdi Jomâa va lui faire faire un pas en avant

Ce que j’attends de ce gouvernement : qu’il ait un sursaut d’orgueil patriotique et fasse preuve d’une grande intelligence politique .

S’il a vraiment le souci de la Tunisie, il doit d’ores et déjà rétablir un climat sécuritaire indispensable à la remise en marche économique du pays d’une part et d’autre part redonner confiance et espoir aux tunisiens meurtris par 3 années de purgatoire islamiste portant la signature de Raspoutine Ghannouchi en éradiquant tous les symboles du néo-colonialisme turco-wahhabite piloté par les Yankees qui viennent encore une fois de mettre leur grain de sel dans la cuisine tunisienne par la voix de Jean Kerry qui veut imposer un agenda politique aux tunisiens, comme s’ils étaient les vrais maîtres du pays et les architectes de sa politique.

On ne peut pas sauver le navire tunisien du naufrage, plutôt le rafiot, sans avoir écopé toute l’eau qui est en train de noyer la salle des moteurs. C’est pourquoi il n’y a pas de demi mesure, ni de pause à marquer pour évaluer la gravité de la situation afin de s’atteler à l’opération de sauvetage qui ne doit tenir compte quelque écueil que ce soit. Il y a de la survie de la Tunisie et ce n’est pas en procédant par des petites touches de replâtrage et de rafistolage que ce nouveau gouvernement veut y parvenir. bien au contraire, il ne pourra que précipiter le pays dans le fond abyssal du gouffre. Le pays était au bord du précipice et on lui a fait faire un pas en avant, selon une formule célèbre attribuée à un ministre algérien dans les années 60.

Il n’y a de remède que dans l’amputation du corps tunisien de toutes les gangrènes héritées de Ben Ali et amplifiées par Ennahdha. Si ce gouvernement veut marquer l’histoire de la Tunisie et tourner définitivement la page, il doit envoyer des signaux forts accompagnés par des mesures radicales pouvant témoigner de sa réelle autonomie d’action et de neutralité politique :

-dissoudre l’A.N.C. qui n’a absolument plus aucune raison d’autre à l’illégitimité incontestable et incontestée. Elle ne peut pas faire office de parlement, car n’ayant pas été élue pour remplir des prérogatives parlementaires d’une part et d’autre part elle est le joker, l’atout maître d’Ennahdha pour lui assurer un retour triomphal;

-abolir la Ligue de la protection de la révolution, véritable milice paramilitaire sur le modèle des Tontons Macoutes dans les années 60 en Haïti pour assurer la protection du régime sanguinaire de Papa Doc,

-destituer le bouffon de Carthage Moncef Marzougui, nervi qatarien déclaré et traître à la nation. Sa présence est un lourd handicap pour remettre le pays dans le sens de la marche à cause de ses capacités de nuisance susceptibles de nuire au processus de reconstruction nationale.

-tourner définitivement la page judiciaire de l’ancien régime, en réclamant son extradition à l’Arabie Saoudite ainsi que celle de ses acolytes au Qatar. Et en cas de refus de la part de ces deux pays aux intentions hégémoniques et velléitaires, il est du devoir de nouveau gouvernement d’affirmer l’indépendance du pays en prenant les mesures diplomatiques appropriées dans le cas d’espèce;

-ouvrir les dossiers d’indemnisation des victimes de la révolution;

-élucidation des assassinats politiques de Chokri Belaïd, Mohamed Brahmi, Lotfi Negadh et arrestation de leurs commanditaires, y compris Lotfi Ben Jeddou pour entraves à la manifestation de la vérité;

-mise sous séquestre des avoirs d’Ennahdha,

-audit sur les comptes de l’I.S.I.E. et désigner une commission d’enquête indépendante sur l’organisation et le déroulement du scrutin qui est à l’origine de la descente aux enfers du pays;

-annulation de toutes les nominations partisanes et népotiques;

-changer tout le corps des gouverneurs et des délégués, mis en place par Ennahdha;

-identifier et arrêter les responsables des événements sanglants de Chaâmbi, du Kef, comme ailleurs;

-retrait des passeports diplomatiques délivrés aux membres et aux familles de la secte-Etat d’Ennahdha et en premier lieu Ghannouchi que la justice tunisienne doit prononcer des mesures conservatoires à son encontre en ce qui concerne ses biens mobiliers et ses avoirs financiers, de la même façon que pour Marzougui;

-annuler toutes les ventes des entreprises publiques aux qatariens et aux turcs et l’attribution abusive des terrains et terres agricoles aux familles proches d’Ennahdha, du CPR et du TAKATOL;

-nommer des nouveaux ambassadeurs et consuls généraux sur des critères objectifs et non partisans;

-libérer sans délai Jabeur Mejri sans préalable et faciliter le retour au des tunisiens qui ont exercé leur droit d’opinion surtout dans le cas de ceux qui auraient commis un soi-disant délit de blasphème,

-enfin, créer une enquête de vérité et justice sur les morts suspects et disparus du régime de Ben Ali.
Pourquoi pas ne ne pas envisager la création d’un haut comité de sages apolitique pour accompagner et soutenir l’action du nouveau gouvernement représentatif de tous les secteurs névralgiques du pays, issus des rangs
des milieux universitaires, syndicaux, économiques, sécuritaires, agricoles, technologiques, de la petite enfance, associatifs, diplomatiques, judiciaires, de la haute fonction publique, touristiques, religieux d’obédience malékite, militaires, féministes et sanitaires.
On ne peut pas reconstruire le pays et redonner un nouvel espoir au peuple, si on continue à vouloir faire du neuf avec de l’ancien quand cet héritage du passé a creusé la tombe du peuple.
Un pays ne peut se redresser que dans la transparence et ne se meurt que dans l’opacité.

On ne fait pas de l’islam un modèle de développement humain, il est la mort de la vie: cas de la Tunisie

Aucune chance de survie pour la Tunisie. Tous les pays tombés sous le joug de l’islam fantasmé et irréel des sources, purifié soi-disant de toutes les scories et influences extérieures, autrement dit qui mettent un voile sur le présent comme un conducteur qui couvre son pare-brise d’un épais tissu noir vont droit dans le mur.

Les exemples n’en manquent pas. De l’Afghanistan au Soudan, e passant par le Pakistan et la Somalie ces pays sont devenus en mouroir à ciel ouvert. Des pays de la vie, ils sont devenus les pays de la mort. Plutôt que de tirer les conséquences d’une marche à contre-courant de l’histoire nuisible au développement humain et tirer toutes les conséquences d’un retour insensé et suicidaire à des valeurs du passé enfouies dans le désert d’Arabie depuis le 7 e siècle, un pays comme la Tunisie qui avait su le mieux desserrer l’étau acéré et étouffant de la religion sur la vie des hommes pour devenir un pays modèle en matière du bien-être humain dans le monde « musulman », s’est mise soudainement à rétropédaler au lendemain de sa révolution ubuesque pour effacer en deux ans tous les acquis hérités du bâtisseur Habib Bourguiba, l’homme qui a libéré la femme qui sans elle il n’y a aucun avenir pour l’homme.

Mais les Tunisiens ont préféré dans leur majorité voter pour les forces obscurantistes, anti-modernistes, ultra-réactionnaires et ennemies de la femme pour faire de l’avenir un passé.De la nuit ils font le jour et de l’archaïsme ils font  un progrès, et de la mort ils font la vie. Comme si le renouement avec des valeurs synonymes de barbarie humaine, dégradantes et humiliantes pour la condition humaine étaient le salut pour la Tunisie.

En quoi adopter les moeurs de l’Arabie et ses lois scélérates et inhumaines du VII e siècle et même celle d’aujourd’hui où l’homme était réduit à l’état d’esclave et d’eunuque, où la femme était un butin comme un autre, un champ de labour, un humain entièrement à part qui ne valait moins qu’un cheval ou une chamelle et une fillette était déjà femme avant ses menstrues livrées aux vautours et aux charlatans religieux peuvent mettre la Tunisie sur la voie du développement et garantes d’un monde meilleur pour les générations futures ? Tous les pays qui ne vivent pas sous la tutelle de la religion ne sont-ils pas les pays où les droits fondamentaux sont les mieux respectés, où l’éthique a du sens et la justice est la même pour tous. Quel modèle de société veut-on pour la Tunisie celui où la femme est une portion congrue, absente de la scène, étrangère à son propre destin, un simple ventre porteur de fous d’Allah, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en état de procréer pour finir à la rue.

En ayant mis les oeillères de l’islam, les Tunisiens sont devenus de plus en dévots et bigots et de moins en moins attachés à leur pays, terroristes, sans morale sexuelle avec le djihad du nikah, de plus en plus arborant les des mines patibulaires, renfrognées, aigries, haineuses, maussades, tristes, comme s’ils portaient le deuil de leur vie de leur vivant, drapant leurs femmes dans leurs linceuls.

Convaincus mais ô combien inconscients et irréfléchis, que ces temps cauchemardesques de l’humanité sont un puissant antidote contre les maux de  la société. Ils ne font qu’aggraver leurs maux en faisant du poison de l’islam des sources un traitement pour guérir la société de toutes ses plaies. Injustice, corruption, privilèges, inégalités,abus de pouvoir, arbitraire, iniquité, fatalisme, défaitisme, féodalisme, despotisme, immobilisme, inculture, renoncement, irresponsabilité, absence de conscience professionnelle, indifférence, indolence, qui sont paradoxalement les traits dominants de cet islam du tout haram.

En investissant Ennahdha, ils se sont ralliés définitivement et officiellement à la Qaïda, le F.I.S., les Talibans, l’E.I., Boko Haram, l’Aqmi, le wahhabisme, la Jama’a Al-Islamiya et la Confrérie des Frères Musulmans qui est le cerveau idéologique de ces mouvements.

En aucun moment, ils n’ont su tirer la leçon des expériences tragiques des pays soumis à la dictature des nazislamistes qui les ont transformés en terres inhospitalières et en champs de ruine Ni le Soudan, ni l’Afghanistan, ni la Somalie, ni le Pakistan, ni l’Algérie brisée mais toujours debout mais à quel prix ne peuvent témoigner que l’islam fondamentaliste, est une chance pour les hommes. Il est l’abîme des peuples et une sépulture des libertés; . Quant à la Libye, l’Irak et la Syrie où le vrai islam, un islam collaborationniste, a servi de faux-nez aux grandes puissances prédatrices, ils sont devenus des cadavres putrides.

Il est illusoire d’imaginer le grand malade tunisien pris dans les griffes d’Ennahdha et pour très longtemps puisse échapper à une mort certaine avec un peuple plus préoccupé de sa vie dans l’autre monde qu’ici-bas. Le vrai islam est le

L’Europe occidentale elle-même qui ne cesse de dérouler le tapis rouge aux pieds de l’islam fondamentaliste à cause de ses figures de proue wahhabites, l’Arabie Saoudite et le Qatar, en lui abandonnant des pans entiers de son territoire pour acheter la paix sociale doit faire très attention au retour du bâton.