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Ennahdha n’a jamais caché ses desseins terroristes, mais il n’y a que les tunisiens qui ne les voient pas

Les masques commencent à tomber et les loups commencent peu à peu à dévoiler leurs vrais desseins! Naïfs ceux qui croyaient que les militants d’Ennahdha prônent l’édification d’un État moderne basé sur des lois positivistes! Plus naïfs sont ceux qui ont accordé  confiance à ce parti liberticide et profondément convaincu de la primauté de la loi divine sur la loi humaine et positiviste! Ils ont adopté et respecté les règles du jeu démocratique parce que c’est la voie la plus sûre de parvenir à détenir les rênes du pouvoir! J’ai toujours en tête l’interview que Jebali a accordée au magazine Réalités et où il affirmait clairement qu’ils ne pourront jamais considérer comme licite ce qui est illicite et vice-versa! Encore une fois, je remercie vivement tous ceux qui ont voté pour le CPR dont les têtes de liste sont pour la plupart des transfuges d’ennahdha et pour ETTAKATOL dont le président a jeté aux orties ses principes démocrates et droit de l’hommistes pour être le président fantoche d’une assemblée constituante aussi fantoche puisque la constitution est déjà rédigée par les soins des militants zélés du parti islamiste! Vaste mascarade que ces élections prétendument démocratiques! Nous n’y croyons plus, et nous sommes de plus en plus convaincue que ce pouvoir montre enfin son vrai visage et a l’ambition d’installer une théocratie cruelle et liberticide!
En ce jour du 9 avril 2012, en effet, où tous les Tunisiens auraient dû être unis sous une même bannière pour célébrer les martyrs, morts sur les champs de bataille sous les feux des armées françaises, et pour également se remémorer ceux qui sont morts sous les feux des soldats et snipers de Ben Ali, nous avions découvert une facette de ce nouveau régime, une image que nous pensions bannie à jamais du paysage politique tunisien! La répression a repris de plus belle et les brutalités policières de même! Nous avons vu aujourd’hui, des policiers enragés, des milices forcenées et assoiffées de sang, asséner des coups de matraque frénétiques, visant la tête et les parties génitales des hommes et des femmes, sans distinction aucune ( là, au moins l’égalité des sexes a été respectée) ! Avec pour seul prétexte que la manifestation n’était pas autorisée ! Mais est-ce que l’on peut justifier la violence aveugle? Est-ce qu’on peut tolérer l’acharnement et la brutalité!? Qu’est-ce qu’ils peuvent répondre aux parents de la jeune fille de 25 ans, morte à la fleur de l’âge, pour justifier leur acte? Quel prétexte peuvent-ils invoquer? Nous avions été obligés de la tuer parce qu’elle participait à une manifestation non autorisée! Quelle honte! Quelle arrogance!
Nous croyions que ces pratiques étaient désormais bannies de ce pays qui a vu la naissance de la Révolution que l’on qualifiait à tort de celle du Jasmin! Nous croyions que nous vivions désormais dans un pays qui verra la naissance, pour la première fois dans le monde arabe, d’une démocratie prometteuse! Oh que non! Cette démocratie n’est qu’un leurre, une vaste mascarade! Les mécanismes de la démocratie ont été bel et bien utilisés, pour instaurer une théocratie, une dictature religieuse largement tyrannique, féroce et liberticide! Ne nous voilons plus la face et ne croyons pas en cette vaste supercherie!  PS article daté du 9 avril 2012

Nida Tounes n’a jamais fait mystère d’une coalition avec Ennahdha

Je tiens tout d’abord à adresser les remerciements à  mon ami Nabil Maghraoui pour sa grande lucidité intellectuelle et le courrier pertinent  dont il vient de se fendre à l’adresse de Khémaïs Ksila une girouette notoire, versatile et instable, se vendant au plus offrant devenu grâce à ses talents de fayot membre éminent du bureau exécutif de Nida Tounes.
Ce triste sieur, serviteur de ses maîtres et idiot-utile a au moins le mérite d’annoncer la couleur aux électeurs de Nida sur le bon usage que ce mouvement fera de leurs bulletins de vote. En effet, cet homme à la servilité légendaire qui se laisse aller au gré de ses intérêts politiques a déclaré sans ambiguïté  sur sur les ondes de Jawhara FM le 11/10/2014 n’exclut pas une coalition entre Nida Tounes et  Ennahdha sous forme d’un gouvernement d’unité nationale en cas de victoire de son mouvement aux prochaines législatives tunisiennes. C’est comme si le Gouvernement  de De Gaulle à la Libération avait tendu la main à la Milice pro nazie.

Les tunisiens qui rêvent de reconstruire leur pays avec des vrais patriotes et des hommes politiques cohérents et responsables vont être servis avec ce mouvement prêt à tout y compris s’allier avec le diable en personne, en l’occurrence les traîtres et les terroristes d’Ennahdha impliqués dans les assassinats politiques et les représentants des forces de l’ordre du pays.

Il me fait penser à Maya l’abeille du parti de cette autre girouette notoire, le dénommé Haj Chabi, cet homme qui avait passé un pacte avec le diable Ghannouchi en 2007 lors d’un pèlerinage commun à la Mecque, le haut lieu de la barbarie humaine, qui appelait à un consensus avec la Troïka.

La Tunisie ne doit compter que sur son propre peuple, s’il veut, il peut. Mais c’est une toute autre histoire et les doutes restent permis quant à la réelle volonté de ce peuple de prendre son destin en main.
Cet homme insignifiant, guignolesque qui a mangé à tous les râteliers, ex godillot de Ben Ali,  se voit déjà comptable des voix de ceux qui voteraient pour son mouvement, avec lui on passera ainsi du triumvirat Ennahdha-Ettakatol-Cpr au binôme Nida Tounes-Ennahdha qui ne sera pas certainement pas du goût des électeurs demain de son mouvement mus majoritairement par la même motivation : tourner définitivement la page d’Ennahdha.

Avec des tels politicards, irresponsables, velléitaires, qui ne reculent devant rien pour satisfaire leurs ambitions personnelles démesurées et pour qui la fin justifie les moyens quitte à provoquer un séisme politique néfaste pour les fondements de la démocratie, la politique est un cocktail détonant, un salmigondis, un embrouillamini, un fatras d’ingrédients aux propriétés incompatibles et antinomiques, c’est que si l’on mariait la carpe et le lapin. Un cocktail des plus explosifs et mortels et qui finira par achever  le pays miné  métastasé par un cancer au stade terminal.

Les électeurs ont besoin de visibilité et de lisibilité politiques, de clarté dans leur paysage politique, ils ne votent pas pour que les ennemis ou rivaux d’hier deviennent des alliés à la sortie des urnes, leur choix est essentiellement politique. Ils ne votent pas pour Nida qui conclure un projet de gouvernement avec Ennnahdha par exemple, ils votent pour le premier nommé parce qu’ils présentent à leurs yeux une alternative crédible à la politique calamiteuse de cette dernière et son projet de société ultra-réactionnaire et régressif nonobstant les hypothèques qu’elle fait planer sur la souveraineté nationale.  Il ne s’agit pas pour eux de donner un blanc-seing à Nida qui n’est pas propriétaire de leurs voix afin qu’il fasse renter Ennahdha par la fenêtre là où ses électeurs l’avaient sortie par la porte.  Un élu ne peut pas réhabiliter ce que ce que ses électeurs sanctionnent.

Le respect de la volonté des électeurs est une règle sacrée qui interdit toute manoeuvre susceptible de dénaturer leur choix politique.  Un vote dévoyé aujourd’hui sera le vote-sanction plus tard.

Ce moussaillon qui se rêve en capitaine doit revoir ses fondamentaux quant au sens premier du vote qui n’est pas un mandat pour la vie et confère des droits exorbitant au mandataire-élu.

En tant qu’expression majeure de la volonté populaire, il ne peut être sujet à des tentatives de politique politicienne de détournement à des fins autres que celles définies par le contrat social qui lie les électeurs et les élus.  S’il n’a pas lu le Contrat Social de J.J. Rousseau ce serait plus que jamais l’occasion pour lui de s’y mettre afin qu’il comprenne s’il a la lucidité nécessaire qu’en démocratie nul n’est maître de la volonté de ses électeurs «  Les députés du peuple ne ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. » (Contrat Social, Livre III, CH.)

On ne construit pas une démocratie par le viol de la volonté du peuple ni par des alliances contre-nature qui finiront par éloigner les électeurs des urnes et ouvrir un grand boulevard aux partis fascistes qui savent mieux que quiconque surfer sur le désarroi et le découragement des électeurs.