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Tunisie : à qui profite le massacre des touristes européens du Musée du Bardo ?

Le gouvernement tunisien doit démissionner  en bloc pour avoir failli lamentablement à sa mission sécuritaire qui a coûté la vie à 22 personnes dont 17 touristes européens  et 43 blessés. .
Il ne doit pas dire qu’il ne le savait pas et qu’il était pris de court alors qu’il ne passe pas un jour sans que Daech menace d’envahir la Tunisie et sans que le terrorisme fasse des dégâts et plonge les tunisiens dans les affres de la peur et l’effroi. Jamais le peuple tunisien n’a enduré un tel cauchemar terroriste tout au long de son histoire depuis l’invasion génocidaire des Banu Hilal et leurs alliés des Banu Souleim.
Plutôt que de demander des comptes aux auteurs et aux commanditaires de cette guerre terroriste menée au nom d’une idéologie liberticide, théocratique, rétrograde, ultra-réactionnaire et inhumaine le nouveau président tunisien B.C.E. a préféré au grand dam de ses électeurs les associer de nouveau aux destinées politiques du pays. Comme s’il devait les récompenser pour leurs bons et loyaux services pour leur implication active dans la détérioration du climat sécuritaire du pays depuis le mois de novembre 2011.
Il est de bon ton en Tunisie post-14 janvier 2011 d’honorer les terroristes et de condamner les victimes à l’oubli éternel. Quid des avancées des enquêtes sur les assassinats de Chokri Belaïd, Lotfi Negadh, Mohamed Brahmi et les dizaines des membres des forces publiques et de l’armée ?

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Il est à douter que ce gouvernement qui compte en son sein des islamistes pro Daech fasse son examen de conscience et tire lui-même les conséquences de son échec.
A se demander si la vraie stratégie politique de B.C.E. est de gouverner par la peur en maintenant les tunisiens sous la pression permanente des attentats terroristes organisés par ses alliés islamistes afin de réinstaurer dans le pays un Etat policier fascisant sur le modèle de celui de Ben Ali. Une hypothèse qui serait invraisemblable et utopique aux yeux des tunisiens mais qui n’est pas sans intérêt quant à cette collusion qui doit les interpeller entre Nida Tounes et Ennahdha.
Y a t-il un marché occulte entre ces deux mouvements aux dépens des tunisiens sur le partage ou l’alternance du pouvoir dont l’aggravation du chaos sécuritaire serait la pierre angulaire ?
Au nom de la lutte contre le terrorisme on annihile l’espace des libertés. Cet attentat comporte beaucoup de zones d’ombres et soulève des questions sur la volonté politique du nouveau gouvernement à gagner la bataille contre le terrorisme. On attend toujours qu’il prenne des mesures concrètes et pénales contre les djihadistes tunisiens au sein de l’E.I. Il semblerai même qu’un des des deux auteurs du carnage du musée du Bardo vient d’effectuer un séjour terroriste en Syrie.
Toujours pas de loi antiterroriste pour renforcer l’arsenal de lutte contre l’engeance terroriste islamiste. Quelle loi va-t-on voter avec des terroristes membres à la fois du gouvernement et de l’Assemblée Nationale ? Il y a fort à parier que l’on ne va pas adopter une loi qui va violer les principes théologico-idéologiques d’Ennahdha.
Une loi contre le terrorisme est tout simplement une loi contre le djihad qui est un devoir sacré qui pèse sur tous les musulmans.
Il n’en demeure pas moins que ces questions ne doivent pas occulter la réalité des faits qui ont mis K.O le pays et frapper l’Europe dans sa chair, en effet, il est inconcevable et intolérable qu’on laisse un tel édifice public comme le musée du Bardo sans sécurité renforcée au regard des forts risques d’attentats qui pèsent sur le pays.
Ce gouvernement est autant responsable que coupable. Comment a-t-il pu être si négligent dans la protection de ce haut lieu de la mémoire historique millénaire de la Tunisie et qui est le vrai témoin de son identité anté-islamique? Et pourtant il est sans savoir que les musées et les vestiges archéologiques sont les premières cibles des islamistes comme ils l’ont prouvé dans le passé en Afghanistan avec la destruction des statues géantes de Bouddha à Bamiyan comme ils ne cessent de le faire en Irak, en Syrie et en Libye. Nonobstant leurs menaces réitérées sur les pyramides.
La première mesure qu’il devrait prendre d’ores et déjà en attendant qu’il fasse preuve d’honnêteté intellectuelle et prenne le chemin de la sortie est la protection du patrimoine archéologique du pays et tous les édifices religieux témoins de la présence millénaire du judaïsme et du christianisme en Tunisie.
Daech ne fait qu’appliquer ce que Mahomet a ordonné de faire et qu’il l’a fait lui-même lors de la prise de la Mecque.

Tunisie : A quoi joue Béji Caïd Essebsi ?

Un simple examen chiffré du nouveau parlement tunisien balaie les hypothèses dont se prévaut certains pour justifier la présence d’Ennahdha au sein du gouvernement d’Essid qui laissent entendre que c’est le meilleur moyen de neutraliser l’hostilité d’Ennahdha et de s’assurer de son vote de confiance.
Arithmétiquement les voix cumulées d’Ennahdha et de celles de ses probables alliés sont loin d’atteindre la barre fatidique de 109 voix pour retoquer le gouvernement d’Essid. Avec un potentiel de 88 voix on est loin de la majorité absolue qui se répartissent comme suit : 69 sièges pour Ennahdha ; 15 pour le Front Populaire et 4 pour le CPR.
Un nombre de voix insuffisant pour bouleverser la donne politique en Tunisie en comparaison avec le potentiel de voix dont dispose Nida Tounes qui a à lui tout seul 86 sièges outre les 16 voix de l’U.P.L., 8 voix d’Afek Tounes et 3 voix d’Al Moubadira, ce qui lui assure au moins 115 voix pour ne pas tomber sous les fourches Caudines de l’opposition.
Par conséquent la logique arithmétique ne peut pas être un argument recevable et opposable aux électeurs de Nida pour leur faire avaler cette grosse couleuvre sous prétexte que le parti qau pouvoir n’a pas les marges de manoeuvre nécessaire pour se passer d’un éventuel contrat de gouvernement avec Ennahdha en contrepartie de son vote de confiance.
Nida Tounes a probablement plus à perdre qu’à gagner à cause des risques inévitable d’hémorragie qu’il a provoquée lui-même en associant Ennahdha au gouvernement qui est un déni de démocratie, un camouflet aux électeurs qui l’ont investi de leur confiance et une offense à la mémoire de Chokri, Mohamed, Lotfi, Socrate, Mekki et tous ces morts frappés par une épidémie d’arrêts cardiaques.
L’associer c’est aussi la blanchir de sa mise en cause dans les dizaines d’ assassinats des forces de l’ordre et des militaires tunisiens et les affaires de terrorisme qui ont secoué le pays depuis 2011 dont celle de Djebel Chaâmbi toujours en cours.
Faire remettre les pieds à l’étrier à ce mouvement c’est enfin lui accorder un quitus, l’absoudre de ses responsabilités dans l’envoi des dizaines de milliers de jeunes en Syrie et en Libye, de sa complicité dans la tentative de complot contre l’Algérie, de tous ses échecs politiques,financiers, économiques, sociaux, sécuritaires et de ses actes antipatriotiques.
En faisant d’elle un partenaire politique incontournable Nida Tounes cautionne ouvertement la conduite calamiteuse des affaires du pays par Ennahdha, son pillage en règle des caisses de l’Etat, l’auto-indemnisation irresponsable et préjudiciable pour les finances publiques de ses membres coupables pourtant de crimes terroristes.
B.C.E. qui non content d’avoir joué au V.R.P. d’Ennahdha en 2011 et d’avoir fait preuve d’une négligence coupable pour lui avoir confié les clés de la Maison de Tunisie comme il l’avait reconnu lui-même persiste et signe dans la voie de sa politique troublante de main tendue aux félons islamistes. Il est à se demander s’il n’est pas leur otage et a peur qu’un scandale ne vienne l’éclabousser. Toutes les hypothèses sont permises et en attendant ce sont les électeurs tunisiens qui sont les dindons de cette farce de très mauvais goût.
Cette obsession de réhabilitation d’Ennahdha doit être nécessairement clarifiée. Ce calcul politique est suicidaire non seulement pour Nida Tounes mais surtout pour la Tunisie. Après avoir laissé entrer le loup dans la bergerie en 2011 où il a pu aiguiser ses crocs sur l’agneau tunisien B.C.E. se plaît aujourd’hui au grand dam de ses électeurs à lui offrir leur peau.
A quoi réellement joue-t-il ?  A-il cédé à des pressions internes et internationales ? Si tel est le cas il n’a pas l’envergure d’un vrai capitaine. Son attitude ambiguë, son silence troublant,  son manque de courage politique, son inconscience, son insouciance et son obstination  à faire porter l’uniforme un pyromane de la pire espèce laissent subsister de sérieux doutes quant à ses capacités de sortir le pays de l’impasse et à sauver la Tunisie du naufrage.  Rien que le casting de son gouvernement et le choix de son lieutenant sont de très mauvais augure. Après le cauchemar de la Troïka c’est le vaudeville de Nida Tounes et d’un homme qui a trahi la confiance de ses électeurs.

Béji Caïd Essebssi n’est ni patriote ni bourguibiste, c’est un faire-valoir d’Ennahdha

Article du 20 juin 2014

Faute de proposer aux Tunisiens un projet politique mobilisateur et porteur d’espoir, Nida Tounes qui se veut la voix de la Tunisie alors qu’elle  est incapable d’être à l’écoute du peuple, dépourvue d’idées crédibles veut faire de la mémoire de Bourguiba son fonds de commerce politique.

Une récupération éhontée et obséquieuse, insultante à l’oeuvre et à la pensée de Bourguiba qui n’avait jamais exalté le passé de ses glorieux prédécesseurs pour exister politiquement. Guidé par son seul amour de la Tunisie. Ni récupération ni exploitation mémorielle, et encore moins adepte de la politique politicienne de la fin justifiant les moyens et s’allier avec le diable lui-même si besoin est pour atteindre ses fins.

Quand on se veut un bourguibiste pur et dur Mr Béji Caïd Essebssi on ne serre pas la main aux ennemis de la Tunisie que sont vos alliés(?) islamistes ni se livrant à des basses manoeuvres  de conquête de pouvoir avec eux pour esbroufer le peuple tunisien que vous avez déjà trompé en livrant son pays sans vergogne ni scrupule à Ennahdha dont vous êtes devenu en 2011 un V.R.P. attitré. comme vous l’avez reconnu vous-même. Ni doter Rached Ghannouchi, ce criminel et terroriste des vertus de loyauté et de patriotisme. Vous semblez oublier à moins que vous feignez de le faire qu’un islamiste n’est loyal qu’à son idéologie et oeuvre pour la destruction des patries pour l’instauration de l’Oumma.  Bourguiba n’aurait jamais non plus ouvert le territoire tunisien à l’OTAN pour agresser son voisin et frère libyen.

Feu Habib Bourguiba était un homme du présent qui se projetait dans l’avenir.  Il n’avait de cesse que de donner à son peuple les moyens d’assurer par lui-même son indépendance. Bourguiba voulait une Tunisie debout et agissante, et non pas une Tunisie nostalgique, des petits arrangements entre copains, ronronnante et passéiste. Bourguiba n’a fait de personne son exécutant testamentaire et n’a laissé pour seul legs aux Tunisiens : l’union dans l’action.

La Tunisie de Bourguiba est une Tunisie maîtresse de son destin et souveraine. Ce n’est pas celle que vous avez livrée corps et biens aux mercenaires des forces néo-impériales turco-wahhabites à la solde des Américains ni de celle du traître de Moncef Marzougui.
Le seul hommage que Nida Tounes doive rendre à Bourguiba est de cesser de salir sa mémoire en revendiquant son héritage. La Tunisie a besoin d’hommes intransigeants et inflexibles, portés par leur seul amour de la mère-patrie et jaloux de son indépendance. Des hommes qui la servent et non pas des hommes qui se servent d’elles pour satisfaire leur appétit du pouvoir au prix des concessions et des compromis scabreux et velléitaires. Vos basses manoeuvres de politique politicienne  sont entrain de saper les fondements de la souveraineté nationale, de démoraliser les tunisiens et de jeter le pays à tout jamais dans les bras des forces miliciennes et antipatriotiques islamistes que vous ménagez comme si vous si vous êtes lié avec eux par un pacte de non-agression voire un marché de partage de pouvoir.

En s’assoyant autour de la même table que les dirigeants de cette secte infâme aux mains tachées du sang des victimes de ses attentats de Bab Souika, de Sousse et de Monastir qui n’aurait jamais dû bénéficier d’un visa de parti politique Nida Tounes a porté le coup de grâce fatal à la Tunisie et Bourguiba.

Si Bourguiba qui leur a mené un combat acharné et a donné à ce pays sa dignité, vous et vos sbires de Nida Tounes qui appellent de tous leurs voeux à une coalition avec Ennahdha et qui ne ratent pas une occasion pour l’encenser qu’avez-vous fait de concret et de fort en dehors de vos tergiversations, de langue de bois jacasseries et jacqueries ?

Cet homme a manqué à son devoir de vigilance nationale, de clairvoyance et a fait preuve d’une légèreté coupable, on ne laisse pas impunément entrer un loup dans la bergerie.
Quelle crédibilité citoyenne peut-on accorder à un homme avocat de prédateurs capitalistes comme les Ltaïef et Bouchammi qui élit domicile dans un quartier huppé parisien aux bords de la Seine et à proximité de la Tour Eiffel ?

Encore un que j’ai soutenu dans mes articles et qui me fait regretter de l’avoir drapé dans sa vertu patriotique, il est comme ses congénères qui excellent dans le brassage du vent, le mensonge et les coups tordus. Depuis plus deux ans, il ne fait que parasiter l’action politique , entraver le réveil des consciences et enfumer l’opinion publique.

Où est-il passé le 20 mars 2014 ? Un homme, un vrai n’a pas peur d’aller au combat et de braver la mort. Le courage politique n’est pas de rester chez soi, il faut savoir marquer les esprits et d’affronter la mort afin de sonner la charge contre l’ennemi.
Habib Bourguiba n’avait pas peur de mourir pour son pays, nul n’est en droit de se proclamer de lui et encore moins cet homme qui fait de la lâcheté et de l’esbroufe ses dogmes politiques.

Un leader politique se fond dans le peuple et ne le fuit pas et fait preuve de force et de détermination en toutes circonstances et qui fait passer les intérêts supérieurs de son pays avant ses intérêts personnels et familiaux.

Nida Tounes n’a jamais fait mystère d’une coalition avec Ennahdha

Je tiens tout d’abord à adresser les remerciements à  mon ami Nabil Maghraoui pour sa grande lucidité intellectuelle et le courrier pertinent  dont il vient de se fendre à l’adresse de Khémaïs Ksila une girouette notoire, versatile et instable, se vendant au plus offrant devenu grâce à ses talents de fayot membre éminent du bureau exécutif de Nida Tounes.
Ce triste sieur, serviteur de ses maîtres et idiot-utile a au moins le mérite d’annoncer la couleur aux électeurs de Nida sur le bon usage que ce mouvement fera de leurs bulletins de vote. En effet, cet homme à la servilité légendaire qui se laisse aller au gré de ses intérêts politiques a déclaré sans ambiguïté  sur sur les ondes de Jawhara FM le 11/10/2014 n’exclut pas une coalition entre Nida Tounes et  Ennahdha sous forme d’un gouvernement d’unité nationale en cas de victoire de son mouvement aux prochaines législatives tunisiennes. C’est comme si le Gouvernement  de De Gaulle à la Libération avait tendu la main à la Milice pro nazie.

Les tunisiens qui rêvent de reconstruire leur pays avec des vrais patriotes et des hommes politiques cohérents et responsables vont être servis avec ce mouvement prêt à tout y compris s’allier avec le diable en personne, en l’occurrence les traîtres et les terroristes d’Ennahdha impliqués dans les assassinats politiques et les représentants des forces de l’ordre du pays.

Il me fait penser à Maya l’abeille du parti de cette autre girouette notoire, le dénommé Haj Chabi, cet homme qui avait passé un pacte avec le diable Ghannouchi en 2007 lors d’un pèlerinage commun à la Mecque, le haut lieu de la barbarie humaine, qui appelait à un consensus avec la Troïka.

La Tunisie ne doit compter que sur son propre peuple, s’il veut, il peut. Mais c’est une toute autre histoire et les doutes restent permis quant à la réelle volonté de ce peuple de prendre son destin en main.
Cet homme insignifiant, guignolesque qui a mangé à tous les râteliers, ex godillot de Ben Ali,  se voit déjà comptable des voix de ceux qui voteraient pour son mouvement, avec lui on passera ainsi du triumvirat Ennahdha-Ettakatol-Cpr au binôme Nida Tounes-Ennahdha qui ne sera pas certainement pas du goût des électeurs demain de son mouvement mus majoritairement par la même motivation : tourner définitivement la page d’Ennahdha.

Avec des tels politicards, irresponsables, velléitaires, qui ne reculent devant rien pour satisfaire leurs ambitions personnelles démesurées et pour qui la fin justifie les moyens quitte à provoquer un séisme politique néfaste pour les fondements de la démocratie, la politique est un cocktail détonant, un salmigondis, un embrouillamini, un fatras d’ingrédients aux propriétés incompatibles et antinomiques, c’est que si l’on mariait la carpe et le lapin. Un cocktail des plus explosifs et mortels et qui finira par achever  le pays miné  métastasé par un cancer au stade terminal.

Les électeurs ont besoin de visibilité et de lisibilité politiques, de clarté dans leur paysage politique, ils ne votent pas pour que les ennemis ou rivaux d’hier deviennent des alliés à la sortie des urnes, leur choix est essentiellement politique. Ils ne votent pas pour Nida qui conclure un projet de gouvernement avec Ennnahdha par exemple, ils votent pour le premier nommé parce qu’ils présentent à leurs yeux une alternative crédible à la politique calamiteuse de cette dernière et son projet de société ultra-réactionnaire et régressif nonobstant les hypothèques qu’elle fait planer sur la souveraineté nationale.  Il ne s’agit pas pour eux de donner un blanc-seing à Nida qui n’est pas propriétaire de leurs voix afin qu’il fasse renter Ennahdha par la fenêtre là où ses électeurs l’avaient sortie par la porte.  Un élu ne peut pas réhabiliter ce que ce que ses électeurs sanctionnent.

Le respect de la volonté des électeurs est une règle sacrée qui interdit toute manoeuvre susceptible de dénaturer leur choix politique.  Un vote dévoyé aujourd’hui sera le vote-sanction plus tard.

Ce moussaillon qui se rêve en capitaine doit revoir ses fondamentaux quant au sens premier du vote qui n’est pas un mandat pour la vie et confère des droits exorbitant au mandataire-élu.

En tant qu’expression majeure de la volonté populaire, il ne peut être sujet à des tentatives de politique politicienne de détournement à des fins autres que celles définies par le contrat social qui lie les électeurs et les élus.  S’il n’a pas lu le Contrat Social de J.J. Rousseau ce serait plus que jamais l’occasion pour lui de s’y mettre afin qu’il comprenne s’il a la lucidité nécessaire qu’en démocratie nul n’est maître de la volonté de ses électeurs «  Les députés du peuple ne ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. » (Contrat Social, Livre III, CH.)

On ne construit pas une démocratie par le viol de la volonté du peuple ni par des alliances contre-nature qui finiront par éloigner les électeurs des urnes et ouvrir un grand boulevard aux partis fascistes qui savent mieux que quiconque surfer sur le désarroi et le découragement des électeurs.